#JdS – bilan 2026
1 septembre 2026
Hé bé, 93 parties !!! Ça n’était pas arrivé depuis juillet 2023. La raison est simple: j’étais chez mes parents et mon neveu aussi. Et il ne refuse (quasiment) jamais une partie.
Alors le jeu le plus joué ce mois-ci est My City: Roll & Build, le roll’n’write tiré du jeu de société hyper populaire de Reiner Knizia, en tout cas à sa sortie qui mélangeait jeu de placement à la Tetris et campagne.
Reproduire ça avec des dés , des feuilles et pas grand chose d’autre n’était pas simple mais le sensations sont proches. Le jeu portable n’a pas eu l’accueil de son grand frère qui avait une belle présence sur table. Pourtant sur BGG, les jeux n’ont pas un écart de note si important puisque le premier a 7.6 et le second seulement 7.0.
Qui dit “campagne quand on ne se voit pas souvent” dit “aller jusqu’au bout” et les parties suffisamment courtes de ce Roll & Build le permettent. Mon père a souffert, j’ai perdu de quelques points et le jeune s’en est félicité.
Dans les nouveautés, j’ai découvert:
Papyria: un jeu de pose de tuiles, de gestion de ressources dont le twist est qu’il faut aller chercher soi-même les phases de score. Si vous ne prenez aucun jeton score, vous n’aurez aucun point, il n’y a aucun moment (sauf à la fin) où vous marquerez quelque chose automatiquement. Et la technique de jetons multiplicateurs fait qu’un marquage peut faire gagner plus de 50-60 points. Enfin si vous avez géré correctement votre connaissance qui indique le maximum de points gagné lors d’une action de scoring. Votre connaissance est à 10, hé bien, cette belle action à 30 points ne vous en rapportera … que 10.
Il est quand même très rare que j’achète un jeu après l’avoir essayé. Papyria m’a suffisamment convaincu pour qu’il ait les mécaniques que j’aime tout en ne ressemblant pas (trop) à un jeu que j’avais déjà.
Cozy Stickerville: le jeu avait fait le buzz et je ne m’étais pas penché dessus. Bon finalement, je me suis dit qu’il était temps de le faire et j’ai passé un excellent moment (en solo) sur 2 fois 10 parties (puisque les autocollants peuvent être placés sur un plateau recto-verso).
Oui, c’est un jeu chill (encore que, y a de la gestion de ressources et que l’accumulation de mauvais choix peut très probablement rendre les choses compliquées) mais l’ambiance, les choix proposés, la qualité des textes courts, tout fonctionne très bien.
Alors, à la fin, on jette quasiment tout à la poubelle, oui. (Je n’ai gardé que les pions de ressources, le dé et le plateau bien entendu, fruit de mon travail et mes aventures.) Et les parties sont courtes (en tout cas en solo sans discussion avec personne d’autre que moi-même) mais j’ai quand même beaucoup aimé, y a plein de trucs à faire, des choses drôles, des choses malines. Bref, du bon pour moi.
Istanbul Big Box: je me suis laissé tenter par la promo chez le meeple orange de cette box à prix bradé. Bien entendu, je n’ai pour l’instant joué que avec le jeu de base mais c’était quand même bien agréable. Maintenant que mon neveu est parti, il va falloir que je vois si ça intéresse d’autre joueurs.
Le principe de la course rend le jeu tendu et l’égrainage ou la récupération des ouvriers pour faire une action est vraiment sympa. Un peu de combo mais pas trop et voilà pourquoi le jeu a 8 sur BGG.
Au rayon des jeux narratifs / déductifs / enquête:
Meurtre de Sang Froid a été une énorme déception car plus de site VF disponible et l’international était bourré de bugs. En plus, il y a des trucs vraiment bizarre à faire (même pour un jeu d’enquête) ce qui était à la fois intéressant mais aussi impossible à trouver. Il me reste un jeu de la même série, va falloir que je m’y atèle pour ne pas que le site international soit complètement down.
Unlock Short Adventures: L’ascension: une belle histoire mais je me suis connement trouvé coincé devant la toute première carte. Il manque un principe de vérification pour confirmer que oui, c’est bien la carte qu’on devait trouver car la première mécanique provoque un lien qui ne m’a pas semblé forcément évident. Au final, pas mal mais je pense que je n’aurais pas dû le faire en solo.
Un curieux jardin: la mécanique de fil rouge (on se décrit les cartes pour trouver leur ordre chronologique) pour une histoire moins traumatisante. Et ça fonctionne très bien, surtout entre joueureuses qui connaissent le principe. Pour ma femme qui n’a aucune culture BD (genre le rapport entre 2 images consécutives, le principe de plusieurs petites images ensemble), c’était compliqué. Il y a quelques discussions qui peuvent arriver mais c’est plutôt chill comme jeu.
On reprend avec le reste des jeux:
Le seigneur des anneaux, jeu livre d’aventures: comme Gloomhaven Jews of the Lion en light. Je ne suis pas ultra fan de la franchise mais ça a beaucoup parlé au pote qui me l’a présenté. Et ça n’était pas désagréable à jouer.
All-Star Draft: Un jeu de draft où il ne faut pas toujours avoir sa meilleure équipe et où il faut savoir gérer la fin de tournoi. Plutôt intéressant mais je l’ai déjà quasi oublié. Il faudrait que j’y rejoue.
Gardlings: que ce jeu est moche ! Et pourtant avec son mix de pioche simultanée à la stop ou encore et de placement de tuiles qui vous permet d’en acheter des plus puissantes, il fait carrément le job. Pensez “Les chaudrons de Belcastel” sans explication des pouvoirs et vous avez une bonne idée des sensations que provoque le jeu. Je ne l’aurai jamais chez moi mais il fonctionne très bien.
Music Match: on tire des thèmes, chacun propose un morceau qu’il entre secrètement dans l’appli et paf, l’appli tire un morceau au hasard. Il faut trouver la personne qui a choisi le morceau et pour quel thème.
Je ne suis pas aussi dithyrambique que la personne qui me l’a proposé. Premièrement, l’appli ne lançait pas youtube correctement, il fallait repasser à la main, ce qui est pénible, surtout pour un party game où la fluidité est primordiale. Et si les gens ont des goûts différents, on les capte tout de suite, du coup, y a plus vraiment de jeu.
Mais j’ai eu un fou rire (et dieu sait que c’est rare !) alors, il est quand même pas mal, ce jeu. 🙂
7 Wonders Dice: quel manque d’élégance, les ressources ne servent à rien, les pièces quasiment non plus, des passages sont obligés. Bref, vraiment pas emballé. Rendez-moi mon 7 Wonders classique + extensions, s’il vous plaît.
Orapa Mine: beau jeu de déduction qui fait vriller le cerveau. Placez des morceaux de couleurs sur votre grille. Votre adversaire lance un rayon laser transparent sur une coordonnée et vous devez dire de quelle couleur il ressort sachant que les morceaux que vous avez placés font changer la couleur du rayon.
On en a fait une partie à 1 contre 3 et le compétitif s’est transformé en collaboratif.
Le jeu manque probablement de matériel (il faudrait 2 grilles et 2 paquets de formes par joueureuse comme à la bataille navale classique mais on sort du format petite boite). Au final, même j’ai trouvé ça hyper malin, je préfère rester sur un Turing Machine qui me parle plus niveau surchauffe de méninges.
Soupçons: aussi connu sous le nom de Snake Charmers. Passée la DA un peu particulière, on a droit à un jeu de double ou triple guessing plutôt malin mais qui s’est trouvé un peu long sur l’unique partie que j’ai jouée. À retenter, parce que les sensations sont agréables.
Mantis: bon ben j’avais déjà oublié de quoi il s’agissait (on regarde le dos de la carte et on dit si on marque des points, potentiellement, ou si on vole des cartes, potentiellement là aussi.
Au final, c’est un jeu d’ambiance ou on risque, on pique des cartes, on râle, on jubile. Et ça fait carrément le job en bonne compagnie. Par contre, avec des joueureuses inexpressif-ve-s, ça doit être l’enfer.
Mention spéciale à Botswana (que ce jeu est malin, rapide à expliquer et hyper tendu), à Patchwork (je reste imbattu à la maison) et Athlètes de Compète (qui a bien fonctionné chez nous, même avec la phase de draft des cartes).
